HEYME Freelance
26-07-2022 • temps de lecture 6 min
#Formalités et démarches

Le guide complet pour devenir freelance

Vous souhaitez devenir freelance ? Vous vous posez un tas de questions mais certaines interrogations demeurent sans réponse ? Vous avez peur de quitter votre confort de salarié ? Pas de panique, on est là pour vous !

Avant de migrer vers ce statut qui prône la liberté, il est important de prendre en compte quelques paramètres et suivre certaines étapes simples.

Vous trouverez ici toutes les clés pour réussir votre projet professionnel !

Qu’est-ce qu’un freelance ou travailleur indépendant ?

Freelance est un terme anglophone qui désigne une personne physique que l’on appelle en français : un travailleur indépendant. Un freelance est donc un travailleur indépendant !

La manière de travailler en freelance est très différente du salariat classique en CDI ou CDD :  là où le salarié travaille sous les ordres de son manager, le freelance n’est soumis à aucune autorité hiérarchique. Il n'a pas à répondre au lien de subordination qui existe pour les salariés.

Il est seul à gérer son activité et à prendre des décisions. Il n’a ni employé, ni patron, mais peut se tourner vers des prestataires externes pour déléguer certaines tâches, comme c’est souvent le cas pour la comptabilité par exemple.

Être freelance n’est pas un statut juridique en soi. En tant que travailleur en freelance, vous avez le choix entre différents statuts.

  • La micro-entreprise
  • L’entreprise individuelle
  • L’Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée (EIRL)
  • L’Entreprise Unipersonnel à Responsabilité Limitée (EURL)
  • La SASU
  • Le portage salarial

Les étapes pour commencer en tant que Freelance

Autonomie, liberté, possibilités d’évolution : le freelancing est très populaire, surtout auprès des jeunes actifs. Pour que votre expérience soit riche et fructueuse, un minimum de travail doit être effectué en amont.

Voici nos conseils pour bien démarrer votre carrière de freelance !

Renseignez-vous sur le marché du freelancing

Effectuez des recherches approfondies sur le mode de vie de freelance et sur le marché du freelancing. Cela vous permettra de mieux appréhender votre future activité.

Choisissez le statut juridique adapté à votre projet

Qui dit activité d’indépendant, dit choix d’un statut juridique adapté.

Faire le bon choix permet de répondre aux besoins spécifiques en termes de sécurité, chiffre d'affaires, degré de responsabilité, gestion administrative, régime fiscal et protection sociale.

Ce choix dépend de votre activité, du développement que vous envisagez pour votre projet et du besoin de protection de votre patrimoine personnel.

Chaque statut présente des spécificités qui lui sont propres.

Entreprise individuelle (EI)

Le premier sous-segment de l’entreprise individuelle est la micro-entreprise.

C’est un très bon choix, simple et peu coûteux, avec une fiscalité réduite à hauteur d’un plafond préfixé.

La création d’une auto-entreprise se fait en 24 à 48 heures. Vous obtenez ensuite un numéro de SIRET.

C’est la meilleure option pour les freelances qui prévoient de réaliser un chiffre d’affaires annuel inférieur à 72.500 €, pour des prestations de services et qui n’ont pas de frais professionnels importants.

Le seuil du chiffre d’affaires est porté à 176.200 € pour les activités commerciales.

La micro-entreprise offre très peu d’avantages en termes de prévoyance ou de couverture sociale. En cas d’accident ou d’arrêt de travail, le freelance ne bénéficie pas de revenus compensatoires.

Au-delà des seuils prédéfinis, la micro-entreprise est automatiquement convertie en entreprise individuelle à responsabilité limitée, ce qui garantit une gestion comptable simple et efficace.

En optant pour l’entreprise individuelle, le freelance bénéficie du statut de travailleur non salarié (TNS) et doit continuer à cotiser au régime social des indépendants, actuellement appelée la sécurité sociale des indépendants.

Micro-entreprise

La micro-entreprise, anciennement appelée auto-entreprise est sans aucun doute le statut juridique favori des freelances.

Il faut dire qu’en matière de simplicité, ce régime est particulièrement avantageux, même s’il peut avoir quelques contraintes.

En effet, dans ce cas de figure, votre patrimoine personnel se retrouve totalement engagé, sauf votre résidence principale et les biens inscrits dans une éventuelle déclaration d’insaisissabilité.

Pour le reste, votre responsabilité est totale, ce qui implique une grande vigilance dans la gestion de l’entreprise.

Malgré cela, la micro-entreprise reste très sollicitée, car il s’agit d’un statut simple, qui n’impose pas de grandes contraintes, et dont la création est totalement gratuite.

Entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL)

L’entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) ressemble à l’entreprise individuelle mais avec quelques différences. Le freelance est à l’abri en cas de problèmes liés à l’entreprise. En effet, votre patrimoine personnel est protégé en cas de difficultés.

Vous êtes dirigeant ? Vous avez la possibilité de choisir le régime fiscal de l’impôt sur les sociétés, sans limitation de durée, ce qui vous permet de vous verser des dividendes.

Enfin, l’Entreprise individuelle à responsabilité limitée (EIRL) est également compatible avec le régime de la micro-entreprise. Les formalités de sa création et de cessation d’activité sont elles aussi très simples et peu coûteuses.

Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL)

C’est une SARL unipersonnelle. Cette forme juridique présente un avantage important en termes de fiscalité, avec une séparation des biens et un patrimoine spécifique qui servira de garantie en cas de faillite.

Comme pour l’entreprise individuelle, vous disposez du statut de travailleur non salarié et continuez à bénéficier des prestations de la Sécurité Sociale des Indépendants (SSI).

En optant pour une EURL, vous pouvez toucher des revenus mensuels.

Cette forme juridique vous permet de créer une société sans avoir d’associés.

La Société par action simplifiée unipersonnelle (SASU)

La société par action simplifiée unipersonnelle ou la SASU a un seul associé qui assure lui-même le rôle de gérant.

La création de cette société coûte plus cher mais elle permet de s’inscrire au régime général de la Sécurité sociale. En effet, cette option est plus avantageuse pour les salariés qui se convertissent en freelance, car elle n’implique pas de changement de régime de Sécurité sociale. 

En optant pour une SASU, vous toucherez vos revenus une fois par an.

La SASU permet de garantir la sécurité de votre patrimoine personnel.

Si vous n’envisagez pas de vous associer dans les mois ou années qui suivent la création de votre entreprise, l’idéal serait d’opter pour l’EIRL. Si vous prévoyez de vous associer, il est préférable d'opter pour une EURL ou une SASU.

Le portage salarial

La société de portage salarial est une autre option.

Vous recevez un salaire mensuel mais les coûts du portage salarial sont souvent chers et les charges patronales peuvent être pesantes.

Cependant, avec cette option, vous êtes protégé si vous mettez fin à votre activité car elle garantit l’accès aux prestations de chômage.

Être en portage salarial vous permet aussi d’avoir une fiche de paie mensuelle particulièrement utile pour les opérations courantes : location d’appartement, demande de crédit bancaire, etc...

Fixez vos objectifs

Plus vous déterminerez clairement des objectifs mesurables, plus vous serez capable de les réaliser.

Vous devez vous poser les questions suivantes :

  • Quel objectif de clientèle dois-je réaliser d’ici 6 mois ou un an ?
  • Quelles aides puis-je recevoir au début ?
  • Quelle rémunération devrais-je recevoir à court terme et à long terme ?
  • Quelle valeur ajoutée puis-je apporter à mes clients ?
  • Quelles sont mes compétences professionnelles principales qui peuvent satisfaire mes clients ?
  • Quelles sont les compétences complémentaires que je dois acquérir pour atteindre d’autres objectifs ?

Les réponses à ces questions peuvent vous servir de feuille de route. Le fait d’avoir des objectifs bien définis vous permettra de choisir le statut juridique le plus adapté à votre entreprise, de rédiger un business plan et d'établir un plan de financement.

Rapprochez-vous des autres freelances pour connaître leurs défis

Vous travaillez en CDI ou en CDD, à temps plein ? Pour savoir si travailler en freelance dans votre domaine est viable à long terme, essayez de sonder le terrain en vous rapprochant d’autres freelances afin de prendre conscience des défis à relever.

Identifiez votre niche

On a tendance à penser qu’il faut être généraliste pour toucher un maximum de clients. Ce n’est pas tout à fait vrai.

Un designer 3D spécialisé dans la modélisation d’espace a beaucoup plus de chances d’avoir des missions en freelance qu’un designer 3D généraliste, par exemple. En consultant leurs portfolios, les clients préfèreront le premier designer avec la quasi certitude que le résultat final sera plus satisfaisant.

Vous devez analyser les niches et micro-niches et vous spécialiser dans celles qui sont potentiellement porteuses sur le marché.

N’hésitez pas à poser des questions aux entreprises pour connaître leurs réels besoins.

Définissez vos cibles clients

Afin de ne pas vous disperser et rester efficace, il est important de commencer par définir vos cibles clients. Un ciblage bien pensé vous permettra d’asseoir votre notoriété, d'optimiser votre visibilité et de gagner en crédibilité.

Privilégiez la qualité à la quantité dans votre démarche commerciale.

Faîtes une étude de marché

Vous avez peut-être une bonne idée de projet, et vous êtes plutôt doué mais cela sera-t-il porteur pour autant ?

Réalisez une étude de marché et ciblez votre clientèle pour être plus sûr de la rentabilité de votre projet.

L’étude de marché va permettre de définir :

  • votre cible principale ;
  • votre cœur de cible ;
  • et votre cible secondaire ;
  • vos concurrents directs et indirects ;
  • les contraintes et opportunités du marché ;
  • les forces et les faiblesses de votre entreprise ;

C’est une étape importante qui vous aidera à vous lancer et à créer votre business plan.

Concevez un business plan

Le business plan est un élément essentiel pour se lancer dans l'entrepreneuriat. C’est un document argumentatif qui permet de structurer le projet et d'analyser sa viabilité.

Il s’agit d’un compte de résultat prévisionnel dans lequel sont recensées et chiffrées les dépenses et les recettes prévisionnelles. Cela permet ainsi d’avoir une idée du seuil de rentabilité et du seuil d’activité au-delà duquel le projet entrepreneurial sera rentable.

Le Business plan doit répondre aux questions suivantes :

  • Qui êtes-vous (structure juridique, propriété, localisation, etc.) ?
  • Que vendez-vous (produit, service) ?
  • Quels sont vos clients ?
  • Comment vendez-vous (stratégie commerciale et marketing) ?
  • Qui sont vos concurrents ?
  • Comment vos services/produits sont créés (processus de fabrication, fournisseurs, technologie, etc.) ?
  • Quels sont vos besoins de financement (montant, source de financement) ?
  • Quel est le retour sur investissement attendu (prévisions de trésorerie) ?

Créez votre identité de marque

Si vous créez votre entreprise, vous devez songer à créer votre propre marque. Cela vous permettra de vous différencier et d’imprimer votre style.

En effet, votre enseigne est la première chose que vos clients associeront à vos produits ou services. Il est donc important de bien soigner sa présentation.

Vous aurez besoin d’une marque, d’un nom commercial, d’un logo, d’une charte graphique… Choisissez-les avec soin !

Commencez à prospecter

Une fois votre cible définie, commencez la phase de prospection pour décrocher vos premiers contrats et démarrer votre activité.

Commencez votre réseautage en informant vos amis, membres de la famille et connaissances que vous êtes prêt à travailler en freelance dans la niche que vous aurez définie.

Si vos premiers clients sont satisfaits, vous pouvez être sûr qu’ils deviendront vos plus grands alliés en vous aidant à élargir votre réseau de bouche-à-oreille.

Vous pouvez aussi vous inscrire sur des plateformes de mise en relation comme Codeur.com, HopWork...

Une stratégie de communication claire et adaptée à votre cible est le principal outil pour promouvoir vos produits et services.

Vous pouvez également faire du marketing sortant (email-marketing) en envoyant des emails personnalisés à vos prospects sur LinkedIn, par exemple.

Pour trouver des clients, pensez à :

  • Faire de la veille
  • Participer aux événements
  • Etre actif sur les réseaux sociaux
  • Vous inscrire dans des forums spécialisés
  • Faire du guest-blogging
  • Soigner votre portfolio

Quelques bonnes pistes

Pour obtenir des missions freelances, voici quelques conseils :

  • Constituer un kit : cartes de visite, site Internet, personal branding sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, twitter...) ;
  • Utiliser des outils pour la veille ;
  • Faire du phoning.

Astuces marketing freelance

Pour être sur les bonnes missions, vous pouvez :

  • vous connecter sur les plateformes freelance, comme : Upwork, Guru et Freelancer ;
  • chercher des missions sur des sites ciblés, comme Joomlancers pour les développeurs ou BloggingPro, Belay, FancyHands …;
  • faire partie d’une association dans votre secteur d'activité. Cette démarche vous permettra d’avoir plus de crédibilité et de faire du réseautage ;
  • vous adresser à votre entourage et solliciter votre réseau ;
  • vous rendre sur les blogs pour répondre aux questions ou laisser des commentaires ;
  • obtenir des références. Demandez à ce qu'on recommande votre nom et vos services. Les références sont essentielles dans le monde du freelancing et elles ne sont pas toujours difficiles à obtenir.

Créer une présence en ligne

Pour attirer de nouveaux clients, vous devez vous construire une identité digitale.

Pour ce faire, vous pouvez créer un site web pour partager votre portfolio et vos coordonnées.

Vous pouvez aussi compter sur la puissance des réseaux sociaux ou professionnels comme Facebook, Instagram, Twitter, LinkedIn, Viadeo, etc. pour promouvoir votre profil de freelancer. Créez une communauté et veillez à l'animer pour la faire grandir.

Enfin, vous pouvez vous inscrire sur des sites de portfolio. Si vous êtes infographiste, photographe ou fashion designer, uploadez vos travaux sur Behance pour gagner en visibilité.

Pour optimiser et promouvoir votre business en ligne, le Webmarketing vous sera également d’une grande utilité.

Faire appel à un community manager, networker, faire de la publicité en ligne sont autant de moyens que vous pouvez utiliser.

Créez un blog d’entreprise

Le blog est un outil de communication incontournable pour développer votre notoriété et votre visibilité sur le Web.

Il est important de créer et d’alimenter un blog d’entreprise afin de développer votre image de marque et améliorer votre référencement naturel.

En effet, il contribue fortement à développer votre visibilité dans les résultats de recherche Google ce qui vous permettra de vous ouvrir à d'autres opportunités et de trouver plus de clients.

Formez-vous pour optimiser votre démarche

Vous connaissez les rouages de votre métier certes mais le monde change tellement vite qu’il est indispensable d'acquérir de nouvelles compétences afin de se mettre à jour sur les nouveaux process, usages et outils. Il est donc important et de se former régulièrement aux nouvelles pratiques.

Les entreprises feront appel à vos prestations pour votre expertise !

Aménagez votre lieu de travail

Si vous travaillez chez vous, il est essentiel de pouvoir réserver une pièce dédiée au travail. Si cela n’est pas possible, louez un bureau ou un espace de coworking à la semaine ou au mois.

Si vous passez du temps sur le terrain, il est important de pouvoir compter sur un lieu de chute pour la gestion de votre activité.

D’autres conseils

Ayez recours aux services d’un expert-comptable dès votre première année de freelancing !

Pour assurer votre succès à long terme, vous devez connaître vos chiffres. Les travailleurs indépendants font appel aux comptables pour prévoir les impôts à payer, profiter des éventuelles déductions, planifier leur avenir financier, etc.

Les démarches pour devenir auto-entrepreneur

Tout est accessible en ligne sur le site de l’URSSAF.

Vous devez remplir un formulaire de création d’activité et joindre quelques pièces justificatives.

L’organisme envoie les documents au Centre de Formalités des Entreprises, puis vous recevez votre numéro d’identification dans un délai de deux à trois semaines.

Les démarches pour devenir auto-entrepreneur sont très simples, mais il est important de comprendre certaines caractéristiques du statut.

Parmi les plus importantes, on cite :

  • le plafond du CA sur deux années successives doit être limité à 72 600 € pour les prestations de service et 176 200 € pour les activités commerciales ;
  • le plafond d’application de la TVA commence à partir de 34 400 € de CA pour les prestations de service et 85 800 € pour une activité commerciale ;
  • les obligations comptables doivent limités à la tenue d’un livre de recettes et d’un registre des achats ;
  • les cotisations sociales, payables généralement tous les trimestres, démarrent à 12,80 % du CA pour les activités commerciales et montent à 22 % pour les prestations de service et les professions libérales.

L’auto-entreprise reste une structure juridique qui implique un minimum de connaissances malgré l’apparente accessibilité de son statut,

Ce régime facilite l’entrepreneuriat individuel (EI), mais l’entrepreneur doit rester conscient de ses obligations et de sa responsabilité.

Les aides pour devenir freelance

Certaines activités freelances demandent un minimum d’investissement au démarrage. Les freelances se heurtent souvent au refus des banques en matière de prêt.

Pour pallier cela, l’Etat met en place des prêts spécifiques aux indépendants, délivrés par la Banque publique d’investissement (BPI).

L’association pour le droit à l’initiative économique (ADIE) est aussi spécialisée dans l’octroi des micro-crédits aux entrepreneurs et freelances.

Si vous devenez freelance en 2020, vous pouvez bénéficier de certaines aides comme l’Aide aux Chômeurs Créant ou Reprenant une Entreprise (l'ACCRE).

Vous n’êtes plus obligé de passer par la case demandeur d’emploi pour demander une exonération totale ou partielle pendant les premières années d’activité.

Les dispositifs d'aides pour les travailleurs indépendants

La crise économique a paralysé plusieurs secteurs d’activité sans épargner ses acteurs, travailleurs indépendants y compris.

Pour faire face à cette crise et affronter toutes les difficultés économiques rencontrées pendant cette période, des dispositifs d’aides ont été mis en place pour améliorer la situation financière des travailleurs indépendants.

L'aide financière exceptionnelle (AFE)

L’objectif principal de l’aide financière exceptionnelle (AFE) est de soutenir les travailleurs indépendants face à une difficulté exceptionnelle qui peut menacer la pérennité de leur activité comme :

  • l’apparition d’un événement extérieur ponctuel (incendie, accidents…) ;
  • les difficultés économiques ponctuelles (perte de marché, défaut de paiement de la part d’un client important…) ;
  • la prise en charge des formalités de la radiation.

L'allocation des travailleurs indépendants (ATI)

L’allocation des travailleurs indépendants (ATI) est une allocation forfaitaire destinée aux travailleurs indépendants qui ont subi une perte ou qui risquent une défaillance de leur activité professionnelle.

Aide aux cotisants en difficulté (ACED)

L’aide aux cotisants en difficulté permet de bénéficier d’une prise en charge partielle voire totale de vos cotisations et contributions sociales personnelles en cas de difficultés de trésorerie suite à :

  • des problèmes de santé (maladie, handicap…) ;
  • un événement extérieur ponctuel (incendie, accident…) ;
  • des difficultés économiques ponctuelles (perte de marché, défaillance d’un client…) ;
  • la crise sanitaire Covid-19, sous réserve de la mise en place au préalable d’un plan d’apurement par votre Urssaf.

Le régime social des travailleurs indépendants

Depuis le 1er janvier 2020, la protection sociale des indépendants ne dépend plus du Régime social des indépendants (RSI). Celui-ci a laissé place à la Sécurité sociale des indépendants (SSI). Ce changement n’entraîne aucune démarche pour les assurés et ne modifie pas leurs droits.

Depuis 2020, les activités qui étaient auparavant gérées par le RSI sont prises en charge par 3 branches du régime général de la Sécurité sociale :

  • l’assurance maladie ;
  • l’assurance retraite ;
  • et du réseau des Urssaf.
  • Pour simplifier la gestion et le suivi de la protection sociale, ce régime a été intégré au régime général, qui couvre déjà la majorité de la population française.
  • La transition s’est faite sur 2 ans afin de permettre aux acteurs concernés de s’adapter progressivement aux modifications induites par la réforme.

Comprendre le fonctionnement de la Sécurité sociale des indépendants ?

Depuis le 1er janvier 2020, c’est le régime général de la Sécurité sociale qui gère la Sécurité sociale des indépendants (SSI) à travers 3 interlocuteurs :

  • pour vos cotisations: vous cotisez auprès de l'Urssaf de votre région ;
  • pour votre santé: c’est la caisse d’assurance maladie de votre lieu de résidence qui se charge de vos frais de santé ;
  • pour votre retraite: votre interlocuteur est la caisse d’assurance retraite de votre lieu de résidence ;
  • pour les professionnels libéraux, vous continuez à cotiser auprès de votre caisse habituelle.

Affiliation à la sécurité sociale des indépendants : les démarches à suivre

Tous les travailleurs indépendants sont désormais intégrés au nouveau système de Sécurité sociale.

Vous avez débuté votre activité de travailleur indépendant avant le 1er janvier 2019

Le transfert vers la Sécurité sociale des indépendants a été effectué automatiquement avec le rattachement aux caisses d’assurance maladie pour la maladie, aux caisses d’assurance retraite pour la retraite et cotisations auprès de l’URSSAF et en plus :

  • vous avez conservé l’ensemble de votre protection sociale et l’intégralité de vos droits actuels ;
  • à revenus égaux, vos cotisations n'ont pas été changées ;
  • vous avez continué à avoir comme interlocuteurs des professionnels de la protection sociale qui connaissent bien les situations des travailleurs indépendants.

Vous êtes un travailleur indépendant et vous avez commencé votre activité entre le 1er janvier 2019 et le 31 décembre 2019

Le transfert vers la Sécurité sociale des indépendants a été automatique pour vous aussi :

  • Vous avez été automatiquement rattachés et pris en charge par la CPAM pour vos prestations maladie.
  • Pour la partie cotisation, vous avez continué de cotiser auprès de l’Urssaf .
  • Pour la partie retraite, vous avez été automatiquement rattaché à la caisse d’assurance retraite de votre lieu de résidence.

Vous êtes un travailleur indépendant et vous avez commencé votre activité après le 1er janvier 2020

Vous êtes automatiquement intégrés au nouveau système de la Sécurité sociale des indépendants.

Voici les formalités pour faire une demande d’affiliation :

Étape 1 : déclarez votre début d'activité

Une déclaration de début d'activité doit être remplie :

Étape 2 : attendez la notification d’inscription de la SSI

Suite à votre inscription, la Sécurité sociale pour les indépendants vous transmettra :

  • une notification d'affiliation ;
  • une présentation de la protection sociale et des interlocuteurs ;

Notez que l'inscription à la Sécurité sociale pour les indépendants prend effet à partir de la date de début de votre activité.

Étape 3 : Créez votre compte et gérez votre protection sociale en ligne

En tant que travailleur indépendant, vous bénéficiez d’une organisation particulièrement adaptée aux spécificités de votre régime social.

  • Dès la création de votre entreprise, vous pouvez ouvrir un compte sur le site de l'Urssaf (qui a remplacé le site secu-independants.fr depuis le 20 septembre 2021) pour gérer vos cotisations.

Le recouvrement de vos cotisations sociales : allocations familiales, maladie, invalidité, décès, retraite, CSG & CRDS, etc. sont gérés par l’URSSAF.

La caisse d’allocations familiales (CAF) gère la branche « famille ».

La retraite de base est gérée par les caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (CARSAT).

  • Pour votre santé, connectez-vous à votre espace personnel sur ameli.fr.

Les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) gèrent la branche « santé » : remboursements de soins médicaux et versement d’indemnités journalières en cas d’arrêt de travail.

  • Notez que certaines professions libérales restent affiliées à leurs propres organismes pour la retraite : Caisse nationale d’assurance vieillesse des professions libérales : CIPAV, CARMF, CARPIMKO, CAVOM. Cela concerne notamment les médecins, kinésithérapeutes, experts-comptables, infirmiers, chirurgiens-dentistes…

La déclaration sociale des indépendants

Freelance ? Vous devez remplir la déclaration sociale des indépendants (DSI) qui vous permet de payer les charges sociales obligatoires pour bénéficier de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) et du remboursement de la Dette Sociale (CRDS).

Cette déclaration est nécessaire, même lorsque vos revenus sont nuls ou que vous n’êtes pas imposable.

Deux ans après la création de votre entreprise, vos cotisations sociales seront calculées sur la base forfaitaire et régularisées l’année suivante.

Après 3 ans d’activité, vos charges sociales vont être calculées par rapport à un tableau de cotisations.

Le taux des cotisations pour votre protection sociale varie en fonction du statut choisi et du chiffre d’affaires.

Le régime fiscal du freelance ou travailleur indépendant

Le régime fiscal correspond au niveau d’imposition qui sera appliqué aux bénéfices réalisés par une entreprise.

Freelance ? Votre fiscalité varie en fonction du type d’activité que vous exercez, de la structure juridique de votre entreprise, du chiffre d'affaires réalisé, et de la catégorie des bénéfices (BIC ou BNC).

On distingue ainsi les Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) pour les artisans, les prestataires de services et les activités industrielles, ou bien des Bénéfices Non Commerciaux (BNC), pour les activités libérales.

L’abattement fiscal des prestataires de services qui relèvent des Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) est de 50%.

Les Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) du secteur de l’industrie et du commerce sont soumis à un abattement fiscal de 71%.

Les freelances qui exercent des activités libérales tels que les informaticiens par exemple et qui relèvent des Bénéfices industriels et commerciaux (BIC) sont soumis à un abattement fiscal de 34%.

L’abattement fiscal des indépendants s’applique au chiffre d’affaires annuel.

Si vous êtes micro-entrepreneur, vous pouvez opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu qui vous permet de déclarer et de payer votre impôt en même temps que vos cotisations sociales.

HEYME Freelance, le partenaire du quotidien par excellence !

Maladie, annulation de missions, pertes de revenus…  En tant que freelance, vous êtes exposé à de nombreux risques. Votre activité est pourtant capitale pour relancer et transformer l’économie du pays. 

C’est pourquoi, en tant qu’acteur référent de l’assurance, nous nous engageons à vous proposer de nouvelles offres, différenciantes, adaptées aux différents profils et qui reposent sur une tarification accessible aux jeunes entrepreneurs. 

Notre ambition est de vous proposer des solutions d’assurance sur mesure, non seulement pour protéger votre santé, mais aussi pour sécuriser et pérenniser votre activité. 

Inscrivez-vous à notre newsletter
Restez connecté
sur nos réseaux sociaux !